Épidémie de cônes orange à Montréal, le maire sévèrement critiqué par l’OMS

Montréal – Des tests réalisés sur le premier cas signalé de cônes orange au cours du dernier mois à Montréal ont montré que ce virus est « génétiquement similaire », et donc lié, à celui qui a sévi sur l’île au milieu de 2014, a annoncé dimanche l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’échangeur Turcot est pratiquement mort après avoir contaminé «plusieurs autres» tronçons de route, affirment les autorités, qui craignent maintenant que l’épidémie finisse par toucher d’autres villes.

«Il semble peu probable que ce retour du virus ait été causé par un phénomène naturel», explique l’OMS, qui implore le maire de cesser son lobbying pour le retour d’une équipe de baseball dont «tout le monde se [censuré]» et de «s’occuper un peu plus de l’absence de circulation dans sa ville».

Depuis samedi, de nombreux conducteurs ont alerté les autorités pour signaler l’infection des bretelles d’accès menant au pont Jacques-Cartier et aux Ponts Champlain, une situation qui inquiète plusieurs citoyens.

«[censuré] de [censuré] de ville de [censuré] du [censuré]!», a commenté l’un des conducteurs que nous avons interrogés sur les lieux du drame.

Des nouvelles analyses

Montréal s’était officiellement déclaré exempt du virus de la fièvre orange le 9 mars 2015, après la fermeture du dernier chantier de l’été 2014, même si l’OMS affirme – sur la base de nouvelles analyses – que l’épidémie n’avait jamais vraiment disparu de la ville.

Les résultats montrent que le virus «est très proche de celui qui circulait dans le secteur du Centre-ville, l’an dernier», a déclaré Tarik Jasarevic, porte-parole de l’OMS, confirmant les premières analyses génétiques obtenues par La Pravda.

Rappelons qu’il n’existe présentement aucune protection connue contre les cônes orange et que le risque de transmission du virus est «extrêmement élevé», selon les scientifiques.

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