Montréal – Qualifiant la situation de «bombe à retardement», Thomas Fister, le porte-parole de l’industrie pharmaceutique a lancé un véritable cri du cœur, hier soir, en dénonçant les milliers de jeunes Québécois qui fréquentent l’école sans être bourrés de drogue légale.

«Ils ne sont plus aussi nombreux qu’avant, mais ils sont encore beaucoup trop qui ne consomment pas régulièrement des drogues assez puissantes pour assommer un cheval», se désole celui que ses amis surnomment le fabriquant de milliards.

Incapable de comprendre pourquoi certains parents refusent d’admettre que tous les enfants sont malades, le porte-parole de l’industrie pharmaceutique rappelle que l’hyperactivité, par exemple, doit être traitée dès le plus jeune âge.

«Ce n’est pourtant pas compliqué! Si votre jeune est incapable de rester assis durant de longues heures, sans bouger et sans parler, pendant qu’on lui demande de réaliser une tâche complexe qui ne l’intéresse absolument pas, c’est qu’il est gravement malade. Vous n’avez pas le choix, il doit prendre des médicaments», affirme le spécialiste.

Suggérant que le pourcentage d’enfants souffrant d’un déficit d’attention frôle le 99,99%, M. Fister estime que l’efficacité d’un traitement médical n’est plus à prouver.

«Demandez à n’importe quel représentant pharmaceutique et il vous le dira! Une fois drogués, les jeunes sont calmes, tranquilles et dociles, ils écoutent tout ce qu’on leur dit.  On dirait presque qu’ils arrêtent d’agir comme des enfants», explique-t-il fièrement.

Priant le gouvernement de légiférer afin de rendre la consommation de médicaments obligatoire, Thomas Fister insiste pour qu’on mentionne qu’il agit «strictement dans l’intérêt général» et de façon «totalement désintéressé».

Aux dernières nouvelles, tout le monde semblait être «à l’aise» avec un système dans lequel ceux qui sont censés vouloir notre santé ne font de l’argent que lorsque nous sommes malades.