Couillard blanchit d’avance tous ses ministres qui seront visés par un scandale

Westmount – Le premier ministre du Québec Philippe Couillard a convoqué les journalistes ce matin afin d’annoncer qu’il n’attendra pas que ses ministres se retrouvent à nouveau au cœur de la tourmente médiatique pour les blanchir totalement des accusations dont ils seront la cible.

« Étant donné qu’on contrôle toujours les enquêtes indépendantes, je pense qu’on peut déjà dire que mes collègues n’auront pas à subir de conséquences pour les gestes répréhensibles qu’ils ne manqueront pas de poser », a d’abord expliqué le premier ministre, provoquant des éclats de rire dans les rangs des libéraux présents.

« C’est d’autant plus vrai qu’on sait tous que les médias traditionnels ne me harcèleront jamais plus que quelques jours avec ces éventuels scandales. Alors, pourquoi attendre la prochaine gaffe pour vous dire tout de suite que je vais passer l’éponge et tourner la page, peu importe l’importance des crimes à venir ? », demanda-t-il.

Pour l’équilibre budgétaire

Interrogé sur l’éventualité d’une augmentation des dérapages de la part d’élus, qui ne seront plus tenus de justifier leurs actions, Philippe Couillard estime plutôt que sa décision permettra à l’État de réaliser des économies substantielles.

« La Commission Gomery, la Commission Bastarache, la Commission Charbonneau… Tous ces cirques médiatiques coûtent une véritable fortune aux Québécois. C’est du vrai gaspillage! On va arrêter ça et on va simplement laisser mes collègues faire n’importe quoi », analyse le premier ministre, ajoutant du même souffle qu’il prend cette décision pour épargner des dépenses inutiles aux contribuables.

Si plusieurs personnes n’ont pas hésité à louanger le chef libéral pour sa lucidité, certains journalistes subversifs ont émis l’opinion que la nouvelle mesure pourrait mettre en péril la démocratie.

« C’est ridicule, répond Couillard. Premièrement, notre système politique n’a rien à voir avec la démocratie. Nous vivons dans une ploutocratie. Ensuite, vous n’êtes pas payé pour réfléchir, mais pour écrire. Alors, prenez donc en note ce que je vous dicte et rapportez la nouvelle. C’est pour ça qu’on vous paye », a-t-il rappelé.

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